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1 (1932)
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lartillerie

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en le rendant apte au tir rapide. En même temps,désireux dimprimer à la guerre une allure brutalementoffensive, ils introduisirent dans leur armement de cam-pagne un obusier lourd de 15 centimètres destiné à entre-prendre sans délai lattaque de nos ouvrages de fortifi-cation. En 1909, par des modifications ingénieuses apportéesà lobusier de 105, ils en firent une pièce excellente, à tirrapide. Vers la même époque, une série dexpériences leurfit entrevoir la possibilité dutiliser plus largement leurspièces lourdes, en les faisant participer dès le début dela bataille à la lutte dartillerie. Dès lors, leurs progrèsdans cette voie furent extraordinairement rapides : enoctobre 1910, au camp de Juterborg, avec des fusées àretard analogues à celles que nous utilisions nous-mêmesdepuis quelques années, ils firent la preuve quils pouvaientobtenir dans la lutte dartillerie un résultat rapide avecune dépense minime de munitions, même contre une artil-lerie à boucliers masquée derrière des crêtes.

Ces résultats eurent des conséquences très importantesen Allemagne . On y envisagea comme nécessaire de com-mencer la bataille par une lutte systématique contre lar-tillerie adverse, en faisant entrer en ligne de très bonneheure lartillerie lourde. On adopta nos méthodes de tirpour le 77 modèle 96 N /A ; les batteries de 15 centimètresfurent transformées en batteries montées; le nombre desbatteries dobasiers de 10 cm. 5 fut doublé ; laugmenta-tion du nombre des obusiers fut réalisée aux dépens dunnombre égal de canons de 77 qui fut supprimé.

En France une période de demi-somnolence avait suc-cédé à lactivité intense qui avait porté lartillerie à létat elle se trouvait en 1905. La disparition du Comitétechnique, décrétée le 22 août 1910, celle surtout du pré-sident du Comité qui était en même temps inspecteurgénéral de larme, avaient eu comme conséquence unediminution très sensible de laptitude manœuvrière de latroupe et de la valeur technique des officiers.

Des idées fausses étaient venues augmenter le troubleet la confusion des esprits. Un certain nombre dartilleurs