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1 (1932)
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LES BATAILLES DE LA FRONTIÈRE

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il y a eu lâcheté comme dans le cas du général G....

« Vous voudrez bien, à lavenir, faire venir les officiersrelevés de leur commandement au grand quartier généralpar automobile, les faire passer en Conseil de guerre. Jes-time quil nest pas, comme en 1793, dautres peines quela destitution et la mort.

« Vous voulez la victoire : prenez-en les moyens rapides,brutaux, énergiques et décisifs.

« En tout cas, ne renvoyez pas à lintérieur des gens quiclabauderont contre vous et contre nous ; mettez-les sousclef en attendant leur jugement.

« Sil le faut, je chargerai le général Galliéni de présiderce Conseil de guerre permanent qui ne doit pas siéger àParis mais aux armées.

« A vous.

« Messimy. »

On voit par les termes de cette lettre que le ministreétait encore plus catégorique que moi. Le Conseil de guerredont il parlait ne me semblait pas nécessaire. Je jugeais queles moyens normaux des Conseils de guerre dont je disposaisétaient suffisants pour juger les cas qui relèveraient ducode de justice militaire. Pour les autres, je maintins madécision de renvoyer à lintérieur les chefs qui se révélaientincapables.

Mais linsuffisance du commandement dans un certainnombre dunités nétait évidemment pas seule responsablede nos revers. Il était manifeste que les principes doffen-sive que nous avions essayé dinculquer à larmée avantla guerre avaient été trop souvent mal compris et mal misen œuvre ; de tous les points du front, on me signalait desfautes de manœuvres qui avaient entraîné de lourdes perteset parfois réduit à néant la valeur offensive et défensivede la troupe. On me rendait compte que les avant-gardessengageaient presque toujours, par une fausse compréhen-sion du sens offensif, sans lappui de lartillerie, et tombaienten formation massive sous les coups de lartillerie ennemie.Dans dautres cas, cétait une grande unité qui, savançant