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2 (1932)
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larmée dorient

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suite de la précipitation avec laquelle lattaque avait étémontée. Une scène violente entre Sarrail et Cordonniersétait déroulée en présence dofficiers étrangers, rendantimpossible la situation de ce dernier à la tête de larméefrançaise dOrient. Le général Sarrail avait ordonné dereprendre lattaque le 15, puis le 16, si celle du 15 échouait,sans se préoccuper de l'état de la préparation. Limpressionde Requin était que si le général Sarrail « savait ordonner,il ne savait ni prévoir , ni instruire », cest-à-dire commander.Cordonnier, qui était un très brave soldat, ardent et vi-goureux, obéissait sans conviction à ce chef impérieuxqui avait été son ami, et il avait fini par se buter. Requinterminait son télégramme en disant quune enquête immé-diate s'imposait , qui amènerait sans doute de profondsremaniements dans le haut commandement à Salonique .

Je décidai que le général Pellé donnerait le lendemaincommunication de ce télégramme au président du Conseil,et je chargeai Pellé de lui annoncer que / allais demanderle rappel de Sarrail.

Le 16 octobre, au matin, le général Pellé me téléphonade Paris le résultat de son entrevue avec M. Briand.Le président du Conseil avait été frappé des argumentsqui lui avaient été présentés en mon nom, mais, avant dese décider, il demandait une note écrite qui devrait luiêtre remise le lendemain avant le Conseil des ministres.

Ce jour-, je me rendis dans la Somme je rejoignisle président de la République.

A mon retour à Chantilly, je signai la lettre en questiondans laquelle je demandai la relève du général Cordonnieret une enquête sur le général Sarrail, enquête à faire parle général de Castelnau, dont je demandais le départpour Salonique avec pleins pouvoirs. Cette lettre fut em-portée le soir même à Paris par le commandant Herbillon,à deux exemplaires (lun pour le ministre de la Guerre,lautre pour le président du Conseil.)

Le 17 octobre, jeus dans la soirée les premiers rensei-gnements sur le Conseil des ministres sétait débattuela question soulevée par ma lettre. Jappris quil avait