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LA GRANDE INDUSTRIE
nourris et blanchis. Les fermiers ne font aucune difficultépour louer la terre à 3 livres l’acre.
Le bien-être a aussi développé l’cconomie. Chaquevillage, presque chaque hameau, a son association deconsommateurs, dirigée par des ouvriers qui adminis-trent le capital, ne demandent pas de crédit et n’enaccordent pas. L’agent d’une grande compagnie d’assu-rances sur la vie, dont le district est partie industrielet partie agricole, me racontait qu’il est difficile detrouver, dans le Lancashire , un homme dont la vie nesoit pas assurée.
Tout cela dénote une grande activité. Les habitantsdu Lancashire ne furent jamais d’un esprit paresseux,mais, aujourd’hui, grâce à leur meilleure éducation età l’accroissement du nombre des journaux, leur intelligences’est extraordinairement élargie. 11 y a 50 ans, unfabricant ouvrit, ainsi qu’il me le racontait lui-même,une salle de lecture à ses propres frais et la pourvut delectures assorties ; mais l’art de la lecture était familierà un si petit nombre que l’un des plus instruits devaitfaire la lecture, et cela ayant donné lieu à des désordreset des querelles, la salle de lecture dut être fermée.Il n’y avait alors aucun journal commun à l’ensemble ducomté et les quelques feuilles locales de quatre pagesd’étendue étaient vendues pour juste autant de pence.Maintenant, au contraire, on peut recevoir des feuillesmeilleures et de plus d’étendue pour 1 d. Il y a quelquesjours, je m’arrêtai dans une maison de campagne, situéeentre deux villages industriels, qui avaient ensembleenviron 1200 habitants. Dans ces deux villages, il y atrois marchands de journaux, débitant par jour 150 jour-