PREUVES TIRÉES DU LANCASIIIRE
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quait un jugement viril des problèmes économiques dela saine raison. Devait-on s’engager dans la voie péni-ble, par laquelle l’ouvrier anglais est arrivé à améliorersa situation, alors que dans peu d’années surviendrait lagrande révolution, qui devait d’elle-même combler tousles désirs?
Lorsque je racontai cette comparaison que j’avais faiteentre les ouvriers allemands et anglais à un puissantentrepreneur, celui-ci me répondit qu’il préférait lesouvriers allemands, parce que leurs désirs et leurs aspi-rations se rassemblent en un murmure confus, qui lors-qu’ils croyaient en être tout près, s’éloignait de nouveau.Je ne pus que lui représenter que cette faiblesse des ou-vriers allemands se retrouvait dans leur travail, et qu’endernière analyse l’Anglais carnivore était pourtant l’ou-vrier le plus raisonnable.