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L.-H. LABANDE
dans cet ouvrage il existe des caractères de deux grandeurs différentes : les plus gros sont bien d’appa-rence lyonnaise. Quant aux plus petits, ils paraissent appartenir à deux sortes de fontes (voir les deuxespèces d’A majuscules); l’une dut disparaître rapidement et je ne l’ai pas encore retrouvée ailleurs:l’autre est exactement semblable à celle qui fut employée un peu plus tard par Henri Mayer à Tou-louse, par exemple dans les Casus reservati (No. 586 de la Biblioth. d’Avignon) , dans le De civitateDei de S. Augustin ( Hain, No. 2062), etc. — De la même famille que cette édition sont les No. 68 et511 du Catal. de Grenoble.
312. Cette première édition, hâtivement et maladroitement faite, a été exécutée pour permettre aux ecclé-siastiques du diocèse de se conformer au mandement de l’évêque, du 4 novembre 1478, qui leur pres-crivait de posséder ces Statuts avant Noël. Elle est caractérisée par le manque de table au début. Ilen existe des exemplaires à la Bibl. de Tours, chez M. Chaper (exemplaire de l’abbé Naquin, expédiéle 11 mai 1479) et chez M. de Terrebasse (cet exemplaire décrit par Brunet, t. V, col. 520).
313. Il existe deux tirages de cette édition, tous deux commençant par la table. Le 1er est caractérisé p ar i ecolophon: „Expliciunt statuta prouincia || alia . . .“ (Thierry-Poux, No. 98, pl. xxvii, 3; Maignien,Catal., No. 529); le 2e porte: „Expliciunt statuta prouinci || alia . . .“ (Maignien, No. 530).
314. Pellechet, Quelques alphabets, pl. IX.
315. P. 137 des Quelques alphabets. — A cette liste il faut ajouter les No. 8727, 8731 et 8732 de Proctor;le Processus Luciferi contra Jhesum, in-fol. de 84 ff. conservé à la Bibliothèque d’Avignon ; La disputedu corps et de l’ame, Le mirouer de l’ame et La table de la confession, au Musée Condé , à Chantilly.
316. Sur un exemplaire du deuxième tirage se trouve en effet une note relative aux prières à dire pour lerepos de l’âme de Jean Solidi (No. 530 de Grenoble ).
317. En général, les bibliographes ont placé dans la ville même de Bâle l’atelier de Frommolt; mais il està remarquer que s’il était resté dans son pays, il n’aurait pas pris la qualification de „Basileensis“.Cf. Proctor, p. 634.
318. Ce sont celles du type B de Mlle. Pellechet.
319. Hain, No. 15716 et 9935.
320. Brunet, Manuel du libraire, 5» édit., t. V, col. 916. — Ce volume, ainsi que les suivants, n’est pas daté.
321. Ces deux dernières éditions, ainsi que l’Histoire de Grisélidis (Hain, No. 12822), sont au Musée Condé .
322. Bibl. de Toulouse. La Bibl. de Grenoble en a deux feuillets, qui ont été décrits par M. Maignien,Catal., No. 614. Remarquons que l’exemplaire de Toulouse est relié avec le Cathon enfrançois et leDoctrinal de sapience, imprimés avec des caractères de Guillaume Le Roy (?).
323. Pellechet, Catal. . . . de Lyon , No. 594. Cette édition n’est pas signée de Le Roy, mais elle a été im-primée avec les caractères qui lui appartiennent certainement.
324. Castan, Catal., No. 521, 678, 719, 837. — La Bibl. de Saint-Dié possède toute une série d’incunablesqui ont été achetés à Besançon par un ,Johannes Monachi“, depuis le mois de décembre 1478 jus-qu’en juin 1487. Des documents, qui me communique mon collègue et amiM. Poëte, établissent quece Jean Lemoine, archidiacre de Gray, chanoine et official de Besançon , décédé le 4 août 1488, lesavait légués par testament à la collégiale de Saint-Dié .
325. Imprimeur en 1479 et 1480 des deux volumes du Bréviaire de Besançon : Castan, Catal., No. 259 et 260.
326. L. de Sainte-Agathe, L’impr. en Franche-Comté, p. 7; A. Claudin, Orig. de l’impr. à Salins (Bullet. dubiblioph., 1892, p. 193).
327. Date des lettres d’indulgences pour les bienfaiteurs du couvent de Poligny, imprimées avec les mêmes,caractères que le Bréviaire de 1484 (No. 599 du Catal. de Castan, avec fac-similé).
328. Le colophon, d’une versification irrégulière et d’un latin douteux, qui termine cet ouvrage, a beau-coup intrigué les bibliographes au sujet de la date qui est ainsi formulée: „anno milleno bis quatervelut centeno“. M. Castan (Le premier livre impr. en Franche-Comté , dans les Mém.de laSoc.d’êmul.du Doubs , 1879), s’est prononcé pour 1484; M. Claudin (op. cit.), par un autre calcul, est arrivé àla même date (cf. Castan, Catal., No. 262); le Dr. Coste, bibliothécaire de Salins , m’a proposé 1480;le R. P. Comtet (Le Bréviaire de Salins, dans les Annales franc-comtoises, 1898, p. 338), a indiquéaussi 1480; M. Julien Havet , cité par le P. Comtet (p. 344), a prononcé 1490. Selon moi, l’expression„bis quater velut centeno“ doit se traduire : deux fois quatre fois comme la centaine, ou deux nom-bres reproduits quatre fois comme la centaine, soit, avec le mot „milleno“ : M. CCCC. IIII XX . IIII.
329. Castan, Catal., No. 696.