51. DE BISMARCK.
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les bonnes dispositions de ses auditeurs luiaient dans les derniers temps passablementdélié la langue, un de ses admirateurs,après avoir assisté à une séance du Reichs-tag , fait son portrait dans les termes sui-vants : « Aucune grâce éloquente, aucuneampleur de parole, rien qui entraîne l’au-ditoire. Son organe, bien que distinct etintelligible, est sec et peu sympathique, letimbre de sa voix est monotone; il s’inter-rompt et s’arrête fréquemment, quelquefoisil lui arrive môme de bredouiller, commesi la langue récalcitrante refusait l’obéis-sance, comme s’il était obligé de chercherpéniblement les expressions conformesà ses idées. Ses mouvements inquiets, unpeu balancés, nonchalants, ne secondenten rien l’effet de sa diction. Cependant, au