M. DE BISMARCK.
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heureux, sans s’inquiéter d’ailleurs si lesuns suffisaient pour faire vivre les autres.On doit convenir que l’homme issu de cetterace avait fait bien du chemin pour arriverà se préoccuper si vivement de la législationdouanière, et pour en demander à grandscris la réforme avec le concours des cham-bres et de la presse.
La guerre d’Italie le trouvant ainsi dis-posé, on devine dans quelle direction ilaurait voulu pousser son gouvernement.L’Allemagne courut alors un immense dan-ger. Pendant un moment, un faux senti-mentalisme et un patriotisme factice, sus-cités en faveur de l’Autriche , dans le Midisurtout, menacèrent d’entraîner l’Allema-gne à prendre les armes pour cette puis-sance. La cour de Berlin n’était pas restée