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M. DE BISMARCK.
passés auprès de la diète de Francfort serésume pour lui en ceci : dans toutes lesquestions grandes ou petites, extérieuresou intérieures, la volonté ou les besoins dela Prusse sont engloutis dans la majorité,dont l’Autriche dispose, grâce à sa solida-rité avec les autres princes.
« Dans la question d’Orient, dit-il, les princes ontdéclaré qu’ils iraient de l’avant avec l’Autriche , bienque, sans aucun doute, ce fût sortir tout à fait dudroit fédéral et lui faire violence. En feraient-ils ja-mais autant pour la Prusse ? Certes, non ! car c’estleur intérêt de s’opposer atout développement de laPrusse , et jamais nous ne saurions triompher decette résistance sans nous affranchir de la situationqui nous est faite par le statu quo des traités. » Etaprès avoir développé cette pensée, il ajoute:» L’oc-casion de rompre ces entraves ne reviendra pas desitôt, si nous négligeons de profiter de la situationactuelle; et dans l’avenir nous serons, comme nousle fûmes dans le passé, réduits à nous résigner dansla conviction qu’en des temps ordinaires il n’y a pas