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M. DE BISMARCK.
moyen d’introduire des changements. Si les hommesd’Élat du Midi désirent nous entraîner vers la guerre(contre la France ), ils ne le font peut-être pas sanscette arrière-pensée consolante pour eux, que pourun petit Etat il est facile de faire volte-face selon latournure que doivent prendre les événements. » Laphrase suivante trace déjà littéralement le pro-gramme de 1868. « .le pense, dit-il, que nous de-vrions nous empresser de relever le gant, ne pasvoir un malheur, mais une crise salutaire et un pro-grès, dans le cas d’une majorité prenant à Francfort une décision , dans laquelle nous puissions trouverune atteinte au principe fédéral,un excès depouvoir,une rupture des traités. »
C’était là, mot à mot, l’argument sousl’invocation duquel, à sept ans de là, s’é-branla l’armée de Bohême, après que ladiète eut voté la proposition de mobilisertrois corps.
« Plus la violation sera saisissable, continue l’écri-vain, mieux cela vaudra pour nous ; en Autriche, en France, en Russie, nous ne retrouverons pas fa-