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M. DE BISMARCK.
« Quant au mot allemand au lieu de prussien, jene voudrais le voir écrit sur notre drapeau cpie lors-que nous serons unis avec nos autres compatriotesd’une façon plus étroite et. plus efficace ; il perd deson charme si on l’use dès à présent en l’appliquantà l’état de choses représenté par la diète. Je crainsque Votre Excellence, à propos de cette,excursiondans le domaine de mon ancienne activité, ne m’ar-rête en me criant : ne sutor ultra crepidam ! Aussibien n’avais-je pas l’idée de faire un rapport d’of-tice, mais seulement de donner un avis d’expertcontre la diète. Je vois dans notre position au seinde la confédération, quelque chose de vicieux, quetôt ou tard nous serons obligés de guérir ferra etigné, à moins que nous ne le soumettions à tempset dans la saison favorable à un traitement sérieux.Je crois, que si aujourd’hui la confédération se trou-vait supprimée sans même être remplacée par autrechose, rien que ce résultat négatif suffirait pourdévelopper sous peu des rapports meilleurs et plusnaturels entre la Prusse et ses voisins allemands. »
Voilà mot à mot, au printemps de 1859,le programme de 1866. Rien n’v manque,pas même la phrase qui, répétée plus tard