M. DE BISMARCK.
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la guerre, une impression profonde sur l’o-pinion publique. Les passages méridionauxdes Alpes , disait-on, étaient nécessaires àla défense de l’Allemagne , et en laissantaffaiblir l’Autriche , ajoutait-on, la nationse laissait couper un bras, sauf à perdrel’autre dans le conflit inégal que la France ne tarderait pas à soulever dans un avenirprochain. Ainsi posé, l’argument avaitd’autant plus de chances de prévaloir,qu’alors comme depuis, la France n’avaitpas manqué de conseillers malencontreuxempressés à remettre en avant à tout pro-pos la question des frontières du Rhin .Vers la fin de juillet 1800, l’entrevue àTeplitz des souverains d’Autriche et dePrusse avait donné lieu à de nombreuxcommentaires sur des conventions secrètes