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M. DE BISMARCK.
prit du roi aux projets de grandeur futureque son ministre développait à ses yeux.Cependant il se hâta lentement d’y entrer.Esprit peu souple, élevé dans le militarismele plus rigoureux, toujours hanté par lespectre de la Révolution, qui s’était dressédevant lui en 1848, il était peu disposé às’embarquer vers des horizons inconnus,derrière lesquels il pressentait trop dechoses nouvelles. Finalement il engageason interlocuteur à lui résumer, dans unenote écrite, la substance de leur conver-sation. C’est en en communiquant l’abrégéà un ami, que M. de Bismarck écrivit, le18 septembre 1861, de Stolpemunde, enPoméranie, une lettre non moins intéres-sante que les précédentes.
11 insiste avant tout sur l’inopportunité