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d’améliorer cet ordre de choses. — D’ailleurs, jene vois pas pourquoi nous nous effarouchons avectant de bégueulerie, à la simple idée d’une repré-sentation du peuple, soit auprès de la diète, soit dansun parlement douanier et unioniste. Certes nous nepouvons combattre comme une chose révolutionnaireune institution légalement établie dans tous les paysallemands, et dont nous autres conservateurs mômes,ne voudrions pas nous passer en Prusse. On pourraitcréer une représentation nationale d'un esprit bienconservateur, sans renoncer à obliger par là le partilibéral. Le bruit des préparatifs de départ m’em-pêche de continuer. Pour le cas où vous auriez en-core l’occasion d’expliquer à nos amis ma manièrede me prononcer sur ces choses, je joins à cettelettre le brouillon dont je vous ai fait lecture, maisen vous priant de ne pas en divulguer le texte,parce que je ne sais pas s’il convient au roi que cecompte rendu d’une conversation que j’ai eue aveclui et que sur son ordre j’ai jetée sur le papier, soitébruité, surtout après avoir déjà, suivant ce quim’est revenu, fourni le sujet de certaines discus-sions. »
A quinze jours de là, il annonce à la