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M. DE BISMARCK.
magne, bien que ne s’en doutant nulle-ment, était à deux doigts de la catastrophefinale, uniquement ajournée alors par lamort du roi de Danemarck et la guerre duSchleswig. M. de Bismarck alla trouver lecomte Karolv et lui déclara que , d’a-près les dépêches de son ministre à Franc-fort, les choses prenaient une tournuretrès-sérieuse à la diète; qu’on était sur lepoint de vouloir imposer à la Prusse par lamajorité dans l’affaire dite « des Délé-gués, » une décision contraire à la consti-tution fédérale; que cela amènerait unerupture de la fédération même, que le caséchéant, il rappellerait son représentant àla diète et qu’il cesserait de reconnaître lalégalité d’une assemblée, dont la Prusseseserait retirée ; qu’alorson ne pourrait plus