M. DE BISMARCK.
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mine de lui imposer des demi-mesures, ilcesserait de reconnaître l’autorité fédérale.
Ces menaces ébranlèrent la majorité.Les gouvernements allemands, toujoursheureux de se laisser retomber dans la béa-titude de l’inaction traditionnelle, sacri-fièrent sans regret leurs velléités de ré-forme sur l’autel de la concorde. Commed’habitude, le Hanovre et la Hesse furentles premiers à donner le signal de la dé-bandade.
Mais l’Autriche ne se tint pas pour bat-tue. Depuis qu’elle avait perdu la Lombar-die et se voyait menacée en Vénétie, elles’était plus que jamais mis en tète que sonsalut dépendait de sa domination en Alle-magne . Après avoir comprisqucle projettesdélégués avait succombé par son inSUffi-
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