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M. DE BISMARCK.
sance, elle se promit d’étonner l'Allemagne par quelque chose de grandiose etd’inouï. Sison esprit avait été à la hauteur de ses in-tentions, la monarchie autrichienne auraitpu saisir ce moment pour se donner le beaurôle. Car personne n’avait pris au sérieuxles déclarations de M. de Bismarck. Lesprotestations parlementaires et nationalesdu ministre qui malmenait son pays avecun arbitraire sans précédent, étaient re-gardées comme une amère dérision. L’Au-triche, s’emparant courageusement de latradition de 1849, convoquant sans détourun parlement sur la base de la constitutiondonnée par le parlement de Francfort, en-joignnntaux princes de s’effacer sous l’au-torité de l’unité nationale, auraitau moinseu des chances de succès.