M. DE BISMARCK.
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du pays au concours effectif du pouvoirétabli.
Toujours est-il qu’au moment décisif iln’avait aucun appui moral dans la nation.A quoi lui avait-il servi de malmener, decompromettre l’Autriche en la brouillantavec la confédération et avec l’opinion pu-blique? Le jour où il accusait la cour deVienne de vouloir la guerre, d’avoir faitdes armements dans ce but, cette ironiecruelle, cette provocation adressée au bonsens obligeait tout homme impartial deprendre la défense de l’Autriche contre cesinsinuations encore plus ridicules qu’o-dieuses. Le jour où la Prusse attaqua l’Au-triche, le peuple allemand , toujours prêtà prendre les choses politiques du côtésentimental, ne vit plus pour un instant