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M. DE BISMARCK.
dans ce conflit que la lutte d’un agresseurcoupable contre une victime marquée d’a-vance. Legrand nombre avait toujours re-poussé l’idée de cette guerre comme unechose moralement impossible. Il en advintqu’en présence du fait s’accomplissant,l’opinion se trouvait prise au dépourvu.
Il se trouva des gens enferrés dansleur conviction pour crier encore que laPrusse n’oserait jamais, quand elle avaitdéjà livré plusieurs combats. L’opinionpublique était donc réduite à faire une desopérations les plus difficiles de la tactique,un changement de front sur le champ debataille même.
Les premiers à se décider furent ceuxqui, une fois la lutte entamée, jugèrentla question simplifiée du tout au tout. Dès