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sa perspicacité le don de prévoir la consé-quence de ses propres actions. Qui voudraitle soupçonner d’avoir ignoré que délivrerVenise, c’était attaquer Rome; que battrel’Autriche , c’était briser le concordat et re-lever la Hongrie ; qu’unir l’Allemagne , c’é-
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tait rompre avec la légitimité?
Mais s’il était décidé, lui, à ne pas re-culer devant les conséquences de son en-treprise, il avait affaire en première ligneà des personnages dominés par un espritbien différent.
Les allusions à cet ordre de choses ne serencontrent pas dans les confessions deM. de Bismarck qui précèdent son entréeau ministère; mais elles reviennent et s’ac-centuent de plus en plus, au fur et à me-sure que sa politique s’avance vers le dé-