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M. DE BISMARCK.
•perdue que de lui demander un change-ment dans la composition du cabinet.
Dans cette situation il avait dû, disait leministre, tout sacrifier à son grand but,poursuividepuis hui tans. Ce but c’était l’ex-pulsionderAutriche, condition indispensa-ble pour la formation d’un Etat allemand.Assister 1’Autriche dans la guerre d’Italie aurait été un suicide, et c’est dans cestermes mômes qu’il dit avoir dissuadé dansle temps le roi de cette résolution, qui,pendant un moment, avait eu de grandeschances d’être adoptée. Mon plus grandtriomphe, s’écria-t-il plus d’une fois dansces entretiens, c’est d’avoir obtenu du roide Prusse cette déclaration de guerre contrel’Autriche , et la convocation d’un parlementallemand . Laissez l'avenir faire le reste,