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M. de Bismarck / par Ludwig Bamberger
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206
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M. DE BISMARCK.

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de Paris son fouet à la main. Nous nadmettons pasen France que, entre l'absolutisme et la démocratie,le mariage soit possible. Et pour aller jusquau boutde la vérité, à Paris , laissez-moi vous le dire, lopi-nion publique na pas pris au sérieux votre projetde parlement national : on na vu quune machinede guerre fort bien imaginée, et lon croit générale-ment que vous êtes lhomme à briser cet instrumentaprès vous en être servi, et le jour il deviendraitincommode ou inutile.

«A la bonne heure, me répondit M. de Bismarck,vous allez au fond des choses. En France , je le sais,je jouis de la môme impopularité quen Allemagne .Partout on me rend seul responsable dune situa-tion que je nai pas faite, mais qui sest imposée àmoi comme à tous. Je suis le bouc émissaire de lo-pinion publique, mais je men tourmente peu. Jepoursuis, avec la conscience parfaitement tranquille,un but que je crois utile à mon pays et à lAllemagne .

« Quant aux moyens, je me suis servi de ceux quise sont offerts à moi, à défaut dautres. Sur la situa-tion intérieure de la Prusse , il y aurait bien deschoses à dire. Pour la juger avec impartialité, ilfaudrait étudier et connaître à fond le caractèreparticulier des hommes de ce pays. Tandis que la