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M. de Bismarck / par Ludwig Bamberger
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SL DE BISMARCK

Et, passant en revue les règnes et régimes diversdepuis lorigine de la monarchie, il. de Bismarck sattacha à me prouver dans un langage très-coloré,très-pittoresque et tout semé de saillies, que lesAuerswald et les Manteuffel avaient eu la même for-tune, et que Frédéric-Guillaume III , quon appelaiLle Juste, avait perdu son latin à vouloir contenterles Prussiens, aussi bien que Frédéric-Guillaume VI.

« Ils acclamaient, ajouta-t-il, les victoires deFrédéric le Grand ; mais à sa mort ils se frottèrentles mains daise de se voir débarrassés de ce tyran.Cependant, à côté de cet antagonisme existe un at-tachement profond pour la dynastie. Point de sou-verain, point de ministre, point de gouvernementqui puisse conquérir la faveur de lindividualismeprussien ; mais tous crient du fond du cœur: Vivele roi! Et iis obéissent quand le roi ordonne.

« 11 y en a pourtant qui disent, monsieur leministre, que le mécontentement pourrait bien enarriver jusquà la rébellion.

« Le gouvernement ne croit pas avoir à lacraindre, et il ne la craint pas. Nos révolutionnairesne sont pas si terribles. Leur hostilité sexhale sur-tout en épithètes contre le ministre, mais ils respec-tent le roi. Cest moi seul qui ai fait tout le mal, et