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M. de Bismarck / par Ludwig Bamberger
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M. DK BISMARCK.

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cest à moi seul quils en veulent. Avec un peu plusdimpartialité,peut-être reconnaîtraient-ils que je nai( pas agi autrement parce que je ne lai pas pu. Dans

la situation actuelle de la Prusse en Allemagne, eten face de lAutriche, il nous fallait avant tout unearmée. En Prusse, cest la seule force disciplinaire...Je ne sais pas si le mot est français. ..

« A coup sûr, monsieur le ministre, on peutlemployer en France.

« Le Prussien qui se ferait casser un bras surune barricade, reprit M. de Bismarck, rentrerait aulogis tout penaud, et sa femme le traiterait din^ sensé ; mais, à larmée, cest un soldat admirable,

et il se bat comme un lion pour lhonneur de sonpays. Celte nécessité dune grande force armée, im-posée par les circonstances, une politique frondeusena point voulu la reconnaître, si évidente quellefût. Quant à moi, je ne pouvais pas hésiter : par mafamille,par mon éducation,je suis avant tout l'hommedu roi. Or, le roi tenait à cette organisation mili-taire comme à sa couronne, parce que lui aussi, enson âme et conscience, il la jugeait indispensable.1-dessus, personne ne pouvait le faire céder ou

transiger. A son âge, il a soixante-dix ans, etavec ses traditions,on sobstine dans une idée, alors

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