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M. de Bismarck / par Ludwig Bamberger
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31. DE BISMARCK.

Majesté ma placé sous les yeux une longue liste deconcessions libérales, mais aucune à attendre dellesur la question militaire. Jai dit au roi : Jaccepte,et plus le gouvernement pourra se montrer libéral,mieux cela vaudra. I.a chambre sest obstinée duncôté et la couronne de lautre. Dans ce conflit, jaisuivi le roi. Ma vénération pour lui, tout mon passé,toutes mes traditions de famille men faisaient undevoir. Mais que je sois, par nature ou par système,l'adversaire de la représentation nationale, lenne-mi- du régime parlementaire, cest une sup-position toute gratuite.

« Je nai pas voulu me séparer du roi, aux prisesavec la chambre de Berlin , alors que la chambre deBerlin se mettait entravers dune politique qui sim-posait à la Prusse comme une nécessité de premierordre. Mais que je songe à mystifier lAllemagne avec mon projet de parlement, personne nest endroit de madresser cette injure. Le jour, matâche remplie, mes devoirs envers mon souverain seconcilieraientmal avec mes devoirs dhomme dÉlat,je pourrais prendre le parti de meffacer, sans quilme fallût pour cela renier mon oeuvre. «

Telles sont en substance, dit M. Yilborl en finis-sant, les vues politiques que M. de Bismarck a ex*