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M. DE BISMARCK.
à la tête de la nouvelle Allemagne , c’estPinvasionréaclionnairemenaçantia Francerévolutionnaire. Chose remarquable ! lesgens qui tiennent ce langage à la France, 'sont les mêmes qui disent à l’Allemagne que, si elle avait voulu attendre un quartd’heure de plus, elle aurait eu la certitudede s’unifier par un grand soulèvement po-pulaire; et ils reprochent à ceux qui se sontralliés à la nouvelle œuvre, d’avoir déses-péré des ressources révolutionnaires deleur pays. Il fout admirer la naïveté, quisait si bien s’arranger des plus criantescontradictions. Ces politiques de haute ima-gination se sont levés le matin avec l’es-poir de voir l’Allemagne entrer de plain-pied dans la voie de la Convention de 1795;ils se couchent le soir fermement persua-