M. DE BISMARCK.
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même homme de développer les germesmodernes, tant en lui que dans le noyaugouvernemental qu’il domine par sa per-sonnalité? Rien ne nous oblige à penserqu’il ait dit son dernier mot. Maintesfois, depuis deux ans, il a prouvé qu’ilsent le besoin de s’appuyer sur le progrès,pour tenir tête à une réaction incorrigible,qui guette le moment de l’écarter. De l’au-tre côté, il a exigé du parti libéral des sa-crifices considérables, afin de désarmerles influences contraires qui assiègent letrône. Pour maintenir cet équilibre, il ap-puie un peu trop sur le moyen d’effrayerles libéraux par la menace de sa retraite.A la moindre contrariété, — c’est toujoursson ancien défaut,— il perd patience etleurmet le marché à la main en posant la ques-