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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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dhorreur mêlé dincrédulité. Les fils de cette Alle-magne paisible et sentimentale allaient donc sentrégor-ger! Et pourquoi, bon Dieu ? Pour assurer le triomphedu plus grand ennemi des libertés publiques, du championdu moyen âge, du blasphémateur au front dairain quiavait proclamé tout haut quil ny a dans le mondequune seule loi, la force! Cétait une clameur universelle,aussi bien en Prusse que dans les autres pays germa-niques et au dehors. Toutes les villes et les plus loyalescorporations envoyèrent des députations à Berlin pourconjurer le roi et avec laccent le plus ému, de renoncerà cette entreprise néfaste. Plus dune fois les conscritsappelés sous les drapeaux refusèrent de marcher; lesmères suivaient les colonnes de ceux qui partaient, etlançaient au ciel leurs malédictions contre lauteur de cetteguerre désastreuse.

Blind, le jeune axalté qui avait froidement exposésa vie pour arrêter la marche des événements, commeKarl Sand, le meurtrier de Kotzebüe, comme OscarBecker, lauteur de lattentat contre le roi de Prusse ,était un de ces étudiants allemands qui conçoivent etmûrissent lidée de lassassinat politique dans la retraitedune vie calme et studieuse. Chose significative: enFrance , la passion politique a depuis longtempspénétré les masses, lexaltation qui mène à lattentattrouve de préférence des énergumènes dans la classeouvrière. En Allemagne , le sentiment politique nestpas encore assez enraciné pour être autre chose quuneaffaire de tête et non de tempérament, il arme le brasde la jeunesse des universités.

M. de Bismarck, imperturbable en face dnne attaquesoudaine, avait arrêté lui-même et livré à la police sonagresseur. Celui-ci, après le premier interrogatoire,souvrit l'artère carotide et mourut avec le stoïcisme