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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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dun ancien Romain. Cette fin tragique dune vie sijeune et jusque- sans tache vint encore ajouter à laconsternation générale. Par une ironie cruelle, la cons-cience publique se trouvait en quelque sorte confondueavec le crime; tandis que la justice était forcée de seranger du côté du grand coupable.

A quelques mois de, le même homme qui avaitsoulevé contre lui la réprobation universelle, faisait sonentrée solennelle à Berlin , au son des cloches, auxacclamations de la foule, salué par des jeunes fillesvêtues de blanc, avec tout lappareil des vainqueursofficiels: et cétait, il faut le reconnaître, plus quun vaincérémonial. Bien quexténué de fatigue, malade mêmeM. de Bismarck ne put se soustraire à cette ovation.Durant les derniers mois, il avait décuplé les efforts deson activité, déjà si prodigieuse dans les temps ordinaires;poursuivant lexécution de ses projets jusque sur lechamp de bataille même, descendant de cheval pourprésider un conseil, concentrant en ses mains avec unesupériorité irrésistible, et menant à bonne fin avec uneincroyable rapidité, les négociations dune paix hérisséedune multitude dintérêts et de complications. Cesexcès dactivité avaient fini par ébranler même cetteconstitution de fer; ce ne fut quà grandpeine quilréussit à se tenir à cheval pendant ce jour de fête, dontil fut seul .le héros, malgré toutes les couronnes présentées au roi et aux princes.

Déjà la Prusse admirait; lAllemagne et lEurope suivaient de loin en se défendant, sentant quil y avait une force extraordinaire, peut-être moins malfaisantequelle ne s'était annoncée. M. de Bismarck avail-il euraison lorsque, quatre ans plus tôt, au moment de quitterla France pour prendre en main la direction de lEtatprussien , il disait à une grande dame russe quavant