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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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Mayer, un roturier qui présidait la cour des comptes,afin quau moins il ne fût pas forcé de passer derrièreles plus jeunes officiers.

Cette sollicitude extrême de la royauté pour lanoblesse ne pouvait manquer de faire de celle-ci lesoutien le plus dévoué du trône, bien quà loccasionlexcès de linfatuation légitimiste amenât de temps entemps des conflits entre les deux principes. Un sieur deSchlubhut, condamné pour détournement de denierspublics, ayant défié le roi Frédéric Guillaume I er , endisant que jamais un gibet navait été dressé pour ungentilhomme, fut pendu le jour même par ordre spécial,ce qui, depuis ce moment jusquà nos jours, nempêchapas ses égaux de rappeler, en guise de sourde menacecontre quelques velléités progressistes des souverains,quà tout considérer, ils avaient été les maîtres du paysavant lavénement des Burgraves de Nuremberg (fonda-teurs de la dynastie des Hohenzollern).

M. de Bismarck, quoique fils dun chef descadron,ne suivit la carrière militaire que pendant lannée deservice rigoureusement obligatoire. Il se destinait à lacarrière administrative, à laquelle il se prépara parlétude du droit. Mais il embrassa sans réserve la religionféodale de ses pères, et doué de la furia dont il a depuisdonné tant de preuves, il réussit vite à développer en luile type outrecuidant, intolérant, provoquant du junker.Un physique exubérant, un esprit tourmenté par lai-guillon de sa force occulte dans un milieu étroit, ache-vèrent de le jeter dans la nuance la plus extrême de sonparti; et débutant à lâge de trente-deux ans dans la viepublique, M. de Bismarck ne perdit pas un instant pourattirer sur lui la haine de ses adversaires.

Si les extrêmes se touchent, cest par ce fait quilsBont tous à côté de la vérité. De même que les ultrà-