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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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sion territoriale, indispensable pour asseoir la nouvelleroyauté sur des bases durables.

Dans les intrigues qui sourdirent autour du partagede la Pologne , et surtout pendant le deuxième acte dece triste drame, lantagonisme entre les deux puissancesétait arrivé à un degré dintensité qui ne pourrait êtrecomparé quaux violences de lannée dernière; sans quepour cela il fût le moins du monde question dempiregermanique, de supériorité nationale. Cétait tout crûment,tout bassement la lutte entre deux rapacités concurrentes.Cependant, ces querelles de mur mitoyen, soutenues aveclacharnement dune haine de voisin, alternaient avec deshostilités dune portée plus élevée et dun sens plus pro-fond. Dans la guerre dite de la succession autrichienne,la reconnaissance de la pragmatique sanction navait étéquun incident tout à fait secondaire, à côté de la reven-dication de la Silésie ; dans celle qui suivit et quonnomme la seconde guerre de Silésie , se trahit déjà vi-siblement la pensée darriver à la prépondérance dans lesaffaires dAllemagne . Après un retour vers une guerrede signification simplement dynastique et européenne,celle de Sept ans, la dernière des campagnes de Frédéricarbora de nouveau, et déjà bien ouvertement, le drapeaude la lutte intestine et nationale. Mais, même dans lescomplications, étrangères en apparence à cette arrière-pensée, celle-ci simposait toujours naturellement à tousceux qui regardaient le fond des choses. Malgré lesefforts contraires de Frédéric, la mort de Charles VII deBavière et les combinaisons de la diplomatie avaient deuxfois ramené la couronne du saint-empire dans la maisondAutriche, représentée par François I er et Joseph II. Leroi de Prusse sétait arrangé des concessions territorialesqui devaient lui donner la force nécessaire pour reprendreau moment opportun ses projets ajournés, mais nette-

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