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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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8tamment jusque dans ses négociations avec la Conventionet le Directoire. Lesprit de suite qui se révélait danscette obstination poussait Frédéric à la recherche dunecombinaison plus profonde, véritable création, susceptiblede développement. Pour la première fois, depuis que lapaix de Westphalie avait virtuellement anéanti lexistencepolitique de la nation allemande, la pensée de reconstruireun commencement dunion viable fit sa rentrée dans lemonde. Frédéric et ses ministres posèrent les bases dunprojet, dont le but avoué était avant tout la résistancecontre les envahissements de lAutriche. La Prusse alorseut recours au même argument, que depuis, dans despositions interverties, lAutriche a rétorqué contre elle.Elle montra aux petits princes le danger que leur pré-parait lappétit insatiable de lAutriche , et les convia à seranger sous la protection du roi pour sauver leurs souve-rainetés.

Dans une lettre adressée à ses ministres, Frédéricsexprime ainsi:I1 est pour nous de la dernière im-portance de travailler de toutes nos forces à ce quil soitétabli dans lEmpire une espèce dassociation, telle quefut jadis la ligue de Schmalkalden 1 ). Le but de cetteassociation doit être de maintenir, à lencontre de laprépondérance et de lenvahissement médités par lAutriche ,les droits des princes." Il faut, ajoute le roi,faire sentirà ces gens (les princes) quils peuvent compter sur notresecours et que cest leur propre intérêt qui rend cetteinstitution nécessaire; mais il ne faut pas rester les brascroisés. Jamais ces gens ne feront rien de leur propreinitiative. Mettez les fers au feu le plus vite possible.Cette lettre est du 6 mars 1784. Tous les jours suivants,il ne cessa daccabler ses ministres de nouveaux mémoires

Ligue des princes protestants contre Charles Y.

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