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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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peine dêtre consultées, en y mettant une certaine circon-spection.

Dans une conversation de date assez récente et que,pour cette raison même, nous ne donnerons que dans lasuite de notre récit, M. de Bismarck a eu soin de con-stater quen arrivant à Francfort , ses sympathies pourlAutriche étaient dune entière virginité. Il avait fait unevisite au grand prêtre du nihilisme conservateur, au princede Metternich , daus son château de Johannisberg, non loinde Francfort , et sur les bords du fleuve classiquebaignant le pied de ces vignobles si chers au géniepoétique de la nation, lentente cordiale pour lanéantisse-ment du peuple allemand avait été célébrée dans unedernière idylle. M. de Bismarck et ses apologistes aimentà développer ce thème, que, placé face à face avec lesprocédés de lAutriche , il neut qu alors loccasion de laconnaître de près, de pénétrer sa détestable politique; bref,que ce fut une étude de morale diplomatique qui lamenaà son chemin de Damas Nous en savons assez déjà dupersonnage que nous étudions pour être sur nos gardesen présence dexplications un peu trop imprégnéesdidéalisme.

Traduite en prose, cette confession signifie, sans perdrede sa valeur, que le nouveau ministre, avec le besoindactivité et les facultés que nous lui connaissons, éprou-vait, dès son entrée aux affaires, le besoin impérieuxdagir et dêtre quelque chose dans sa sphère. Quandbien même il eût eu moins de sève et de fougue, il seserait heurté contre la résistance autrichienne ; dautantplus que cette résistance, fondée dordinaire sur la forcedinertie, se trouvait par exception confiée à des individua-lités assez disposées à lagression. La câlinerie sournoise,la fausse bonhomie de tradition à la cour de Vienne de-puis François II , ne convenaient ni à lhumeur du prince