de Schwarzenberg, premier ministre, ni à celle de son re-présentant M. de Rechberg. On en était alors, après letrop facile triomphe d’Olmutz , à un de ces momentsd’infatuation dans lesquels les inspirés de Vienne, segrisant des souvenirs de leur ancienne chance proverbiale,s’abandonnaient aux accès de jactance démesurée dont lesordres du jour du maréchal Benedeck ont fourni depuisun si curieux échantillon. Le prince Schwarzenberg avaitlancé dans les salons du château impérial cette phrase:qu’il fallait avilir la Prusse d’abord pour ensuite la démolir.Le petits princes de la confédération ramassaient ceschoses avec avidité, et c’était à qui déploierait l’humeurla plus gouailleuse à propos de cette Prusse , laplus petite des grandes puissances, comme on avaitpris l’habitude de l’appeler, qui avait rêvé de jouer unrôle en Allemagne . Qu’on se figure M. de Bismarckréduit à personnifier ce rôle de Jocrisse devant l’illustreréunion de Francfort , et l’on comprendra qu’il n’en fallaitpas tant pour le jeter hors des gonds, et pour lui ouvrirles yeux sur la politique abjecte qu’il représentait. Déjàon avait raconté que le comte de Brandebourg, le filsnaturel du roi Frédéric-Guillaume II , le général qui avaitcommandé le coup d’Etat contre l’Assemblée nationalede Berlin à la fin de 1848, était mort de douleur, brisépar l’humiliation de la journée d’Olmutz . Sur M. deBismarck l’effet fut tout contraire: ce fut le point de dé-part d’une vie nouvelle, que le succès devait couronner.Dans une lettre écrite en 1856, de Rheinfelden enPoméranie, nous le trouvons déjà médisant franchementde l’Autriche , et s’intéressant aux duchés. Dans une se-conde lettre, datée de Francfort , le 2 avril 1858, il esten plein dans la question de fond. C’est, avant tout, leZollverein qui met en évidence la misère de l’organisationallemande; son opinion, telle qu’il la formule dans cette
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