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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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de Schwarzenberg, premier ministre, ni à celle de son re-présentant M. de Rechberg. On en était alors, après letrop facile triomphe dOlmutz , à un de ces momentsdinfatuation dans lesquels les inspirés de Vienne, segrisant des souvenirs de leur ancienne chance proverbiale,sabandonnaient aux accès de jactance démesurée dont lesordres du jour du maréchal Benedeck ont fourni depuisun si curieux échantillon. Le prince Schwarzenberg avaitlancé dans les salons du château impérial cette phrase:quil fallait avilir la Prusse dabord pour ensuite la démolir.Le petits princes de la confédération ramassaient ceschoses avec avidité, et cétait à qui déploierait lhumeurla plus gouailleuse à propos de cette Prusse , laplus petite des grandes puissances, comme on avaitpris lhabitude de lappeler, qui avait rêvé de jouer unrôle en Allemagne . Quon se figure M. de Bismarckréduit à personnifier ce rôle de Jocrisse devant lillustreréunion de Francfort , et lon comprendra quil nen fallaitpas tant pour le jeter hors des gonds, et pour lui ouvrirles yeux sur la politique abjecte quil représentait. Déjàon avait raconté que le comte de Brandebourg, le filsnaturel du roi Frédéric-Guillaume II , le général qui avaitcommandé le coup dEtat contre lAssemblée nationalede Berlin à la fin de 1848, était mort de douleur, brisépar lhumiliation de la journée dOlmutz . Sur M. deBismarck leffet fut tout contraire: ce fut le point de dé-part dune vie nouvelle, que le succès devait couronner.Dans une lettre écrite en 1856, de Rheinfelden enPoméranie, nous le trouvons déjà médisant franchementde lAutriche , et sintéressant aux duchés. Dans une se-conde lettre, datée de Francfort , le 2 avril 1858, il esten plein dans la question de fond. Cest, avant tout, leZollverein qui met en évidence la misère de lorganisationallemande; son opinion, telle quil la formule dans cette