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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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On vient de voir que la Prusse avait laissé clorelincident de la guerre dItalie sans profiter des conseilsdonnés par M. de Bismarck. Du côté libéral, ils navaientpas manqué non plus. Toutes les colères et toutes lesrancunes dont le cabinet de Yienne avait accablé celui deBerlin avaient plutôt intimidé quexcité celui-ci. Lespritde la cour et les influences déjà signalées travaillaient àamener un rapprochement, en empruntant au patriotismeallemand quelques raisons spécieuses qui avaient fait,pendant la guerre, une impression profonde sur lopinionpublique. Les passages méridionaux des Alpes , disait-on,étaient nécessaires à la défence de lAllemagne , et enlaissant affaiblir Autriche , ajoutait-on, la nation se laissaitcouper un bras, sauf à perdre lautre dans le conflit in-égal que la France ne tarderait pas à soulever dans unavenir prochain. Ainsi posé, largument avait dautantplus de chances de prévaloir, qualors comme depuis, laFrance navait pas manqué de conseillers malencontreuxempressés à remettre en avant à tout propos la questiondes frontières du Bhin. Yers la fin de juillet 1860, lent-revue à Teplitz des souverains dAutriche et de Prusse avait donné lieu à de nombreux commentaires sur desconventions secrètes destinées à garantir désormais lespossessions vénitiennes à la maison dHabsbourg . Le22 août, M. de Bismarck écrivait de Saint-Pétersbourg ,une lettre dans laquelle il donnait cours aux appréhen-sions que ces bruits avaient fait naître dans son esprit.Il se plaint de nêtre quincomplétement renseigné sur lapolitique intérieure de sa cour, et démontre que, quandmême on naurait conclu quun traité purement défensifavec lAutriche , celle-ci saurait bien arranger les chosesde façon à provoquer lattaque de la France en Italie . Ilse demande ce que les chambres prussiennes diront decette entrevue de Teplitz et de la réorganisation de

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