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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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383
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larmée. Il sattend à ce que tous le gens raisonnablesse rangeront, dans cette dernière question, du côté dugouvernement.

Un correspondant bien informé, mais passablement bona-partiste, dit-il, mécrit de Berlin ceci: A Teplitz, la bonhomieviennoise nous a joliment mis dedans, nous avons été vendus,et pas même pour un plat de lentilles. Plaise à Dieu quil setrompe!*

Et à propos de ce correspondantun peu bona-partiste,* il se plaint dans les termes les plus vifs de ceque des journaux libéraux laient accusé de négocier avecla France et la Russie pour obtenir leur adhésion à decertains remaniements, sous la condition de leur faire descessions territoriales sur les frontières, notamment surles bords du Rhin .

Jamais, sécrie-t-il, je uai conseillé autre chose que decompter sur nos propres forces et sur lappel aux forces natio-nales allemandes. Cette gent emplumée de la presse allemandene se doute donc pas, dans sa niaiserie, quen mattaquant, elleva droit contre ce quil y a de meilleur dans ses propres ten-dances? Puis, se tournant vers le parti féodal: ah, dit-il,si jétais un réactionnaire autrichien, la Gazette de la Croix auraitbien pris mon parti, mais puisque jai le malheur davoir desopinions à moi, on mabandonne avec délices au dénigrement.*

Ainsi donc M. de Bismarck, momentanément reléguéau second plan de la question allemande, avait non-seule-ment continué de sen préoccuper vivement, mais avaitmême fini par attirer lattention publique sur la partactive quil y prenait. Le principe de fermentation quela paix de Villafranca avait laissé derrière elle sechargeait dempêcher la cour de Berlin de retomber danssa nullité. La question de la Vénétie était une blessureouverte, et toute tentative nouvelle pour la guérir devaitremettre sur le tapis cette embarrassante alternative: