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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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assister lAutriche contre la France ou lItalie , ou profiterdes complications pour faire un pas en avant vers cettesuprématie allemande si ardemment demandée par une '

partie de la nation. Une année après la date de la lettreque nous venons de citer, M. de Bismarck sétait entretenuavec le roi à Baden (les eaux thermales ont le privilègede stimuler lesprit politique); il avait exposé ses vues etavait fait impression. Tous ceux qui ont eu loccasion decauser intimement avec M. de Bismarck lui reconnaissentcette qualité, propre aux hommes supérieurs et surtoutaux hommes dEtat, de pouvoir fasciner, dominer, en-velopper son interlocuteur. Quon se figure ce politique,débordant depuis si longtemps des idées qui lobsédaient,mis en présence de celui dont avant tout il sagissait desassurer le concours! Le roi ne se montra ni insensibleni prêt à se laisser entraîner. Au début de la régence,il avait eu son moment de popularité facile; comme toutautre, il y avait trouvé du charme. La reine, pendantquelle nétait encore que princesse de Prusse , avait tou-jours fait des efforts visibles pour gagner les sympathiesde la classe bourgeoise par les petits procédés de con-descendance si faciles aux grands. Peut-être faudrait-ilmême compter parmi les circonstances particulières de lasituation lincident de lattentat dont le roi avait failliêtre victime à Baden même. Le jeune Oscar Becker avait cru devoir faire disparaître de la scène le souveraininaccessible aux vœux de la nation. Qui sait si cettetentative criminelle navait pas suscité quelques réflexionssur la pensée qui avait poussé le jeune exalté à cet actede désespoir? Lhistoire nest pas sans exemple de pareilsenchaînements. Lair même du pays la scène se pas-sait était favorable aux idées du novateur. Les habitants . »

du grand-duché sont les aînés des populations allemandesdans la jouissance de libertés politiques. Le grand-duc,