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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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gendre du roi, arrivé au gouvernement en pleine réaction,et dabord inspiré par elle, soudain avait eu comme unerévélation libérale; du jour au lendemain il était devenulhomme le plus aimé, le plus avancé même de son pays,et sabandonnait avec bonheur aux douceurs dune popu-larité bien méritée.

Tout se réunisssit donc pour ouvrir lesprit du roiaux projets de grandeur future que son ministre déve-loppait à ses yeux. Cependant il se hâta lentement dyentrer. Esprit peu souple, élevé dans le militarisme leplus rigoureux, toujours hanté par le spectre de la Ré-volution, qui sétait dressé devant lui eu 1848, il étaitpeu disposé à sembarquer vers des horizons inconnus,derrière lesquels il pressentait trop de choses nouvelles.Finalement il engagea son interlocuteur à lui résumer,dans une note écrite, la substance de leur conversation.Cest en en communiquant labrégé à un ami, que M. deBismarck écrivit, le 18 septembre 1861, de Stolpemunde,en Poméranie, une lettre non moins intéressante que lesprécédentes.

Il insiste avant tout sur linopportunité des pro-grammes purement conservateurs, qui, selon lui, menacentde sacrifier lavenir de la Prusse et de lAllemagne austatu quo des prétendues souverainetés des petits princes,boursouflés dorgueil. Au lieu de voir lancer des in-vectives à la république allemande, suivant le mode desjournaux réactionnaires, il aurait préféré trouver les in-dications positives sur une nouvelle et meilleure organi-sation de la nation:

Nous avons besoin, autant que du pain quotidien, duneconsolidation plus serrée de la force armée de lAllemagne ;nous avons besoin dun système de douanes plus perfectible, etdun nombre dinstitutions communes ayant pour but de pro-téger les intérêts matériels de lAllemagne contre les dangers

Subttig Sambetgerê ®ef. ©cfjriften. HL l 25