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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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guerrière. La chambre refusa le vote du budget, danslequel on avait fait entrer les éléments de cette innovation.Il sensuivit, le 6 mars 1862, une de ces dissolutions, sisouvent répétées depuis, et toujours avec le même eflet.En même temps, les ministres qui représentaient encoreles derniers vestiges des velléités libérales de la régencefurent remplacés par un cabinet fermement décidé à fairetriompher ce qui, dans le langage de la cour, sappelaitla prérogative royale.

Le roi, se souvenant des qualités de supériorité etdénergie quil avait eu loccasion de deviner en M. deBismarck, le fit venir de Saint Pétersbourg , en linvitantà entrer au ministère. Mais celui-ci pour le momentdéclina cet honneur. Les uns en donnent pour motifquil naurait pas voulu se subordonner à M. Van derHeydt, personnalité considérable qui avait survécu à ladernière crise ; les autres, probablement avec plus de rai-son, supposent quavant dentreprendre la réalisation deses grands projets, le calculateur prévoyant aurait éprouvéle besoin détudier de près les dispositions de la cour desTuileries , et de sen assurer éventuellement le concours.Déjà du temps de son ambassade en Russie , il avait faitun séjour passager à Paris , et avait trahi une grandeenvie de nouer des relations de nature intime avec ladiplomatie française. Mais le cabinet Schleinitz, peuaccessible aux tentations de la politique remuante, seméfiant du caractère aventureux de l'homme, avait nette-ment enjoint à son représentant de modérer son zèle etde se rendre à son poste officiel en Russie .

Cette fois, M ; de Bismarck neut pas de peine à faireagréer ses conditions. II fut nommé ambassadeur à Paris, ou plutôt il sétait nommé lui-même, car dès cette époque,il se trouvait virtuellement à la tête du gouvernement, et