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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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faisait mine de lui imposer des demi-mesures, il ceseraitde reconnaître lautorité fédérale.

Ces menaces ébranlèrent la majorité. Les gouverne-ments allemands, toujours heureux de se laisser retom-ber dans la béatitude de linaction traditionelle, sacri-fièrent sans regret leurs velléités de réforme sur lautelde la concorde. Comme dhabitude, le Hanovre et laHesse furent les premiers à donner le signal de la dé-bandade.

Mais lAutriche ne se tint pas pour battue. Depuisquelle avait perdu la Lombardie et se voyait menacéeen Vénétie , elle sétait plus que jamais mis en tête queson salut dépendait de sa domination en Allemagne .Après avoir compris que le projet des délégués avaitsuccombé par son insuffisance, elle se promit détonnerlAllemagne par quelque chose de grandiose et dinouï.Si son esprit avait été à la hauteur de ses intentions,la monarchie autrichienne aurait pu saisir ce momentpour se donner le beau rôle. Car personne navait prisau sérieux les déclarations de M. de Bismarck. Les pro-testations parlementaires et nationales du ministre quimalmenait son pays avec un arbitraire sans précédent,étaient regardées comme une amère dérision. LAutriche ,semparant courageusement de la tradition de 1849, con-voquant sans détour un parlement sur la base de la con-stitution donnée par le parlement de Francfort , enjoignantaux princes de s'effacer sous lautorité de lunité natio-nale, aurait au moins eu des chances de succès.

Au lieu dagir ainsi, elle croyait que la dernière

comédie des délégués navait manqué son effet que fautedune mise en scène suffisante. Augmenter les splendeursdu spectacle lui paraissait être tout ce que la situation

pouvait lui imposer. Elle crut que cétait un trait de

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