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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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manœuvre. Non-seulement le cabinet prussien renouvelases exigences pour certaines conditions à imposer au fu-tur souverain des duchés, mais il fit aussi élaborer parses légistes un mémoire qui contesta les droits du préten-dant dune manière absolue. Et afin de concentrer tousces moyens dattaque, il renouvela la proposition de con-voquer un parlement allemand, en laccompagnant dunecirculaire diplomatique, qui adjurait lAllemagne dans lestermes les plus pathétiques de se serrer autour du dra-peau de lunité, sous peine de subir dans le cas con-traire le sort de la Pologne (24 mars 1866). Leffet surlopinion publique fut nul. Par ses procédés contre leschambres prussiennes, M. de Bismarck avait perdu touteombre de crédit auprès des gens sérieux. Sil eût encorepu prétendre à être cru sur parole, il aurait renoncerà cette illusion lorsquil accusa lAutriche de nourrircontre la Prusse des intentions belliqueuses, jurant sesgrands dieux que, quant à lui, aucune idée dagressionnétait entrée dans son esprit. Cétait trop demander àla crédulité même des plus naïfs. Il est vrai que lAu-triche à cette époque sétait adressée à ses plus fidèlespartisans dans une circulaire confidentielle pour les in-viter à faire des armements (14 mars 1866), mais il estinutile dajouter que jamais précaution ne fut moinssuperflue. Lalliance entre la Prusse et lItalie , dont lestraces remontent jusquen 1865, était avancée à tel pointque, trois semaines après la susdite circulaire prussienne ,le traité formel entre Victor-Emmanuel et le roi Guil-laume put être signé à Berlin (8 avril). LAutriche de-puis longtemps gémissait au souvenir de limmense fautequelle avait commise en se laissant séparer de ses an-ciens fidèles; elle avait fini par faire amende honorablepour être réintégrée au sein de la diète. Dès lecommencement de lannée 1865, M. de Schmerling,