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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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toute la vigueur dun côté, toute lineptie de lautre pourcomprendre était la vie et lavenir. Ladhésion deceux- vint avec la victoire. Les derniers, enfin, furentceux qui eurent besoin de toucher du doigt, de voir unenouvelle organisation installée, des trônes supprimés, leNord doté dune constitution, le Midi appelé à un rendez-vous prochain, pour avouer quun grand pas était fait;quen tout cas il ne fallait plus penser à arrêter lAlle-magne dans cet élan vers son unité véritable et complète.Le nombre de ces derniers nest pas encore épuisé. Ilaugmente tous les jours.

Si M. de Bismarck était loin de représenter cettecause populaire dans toute sa pureté, on ne put au moinslui contester quil eût fait un pas énorme depuis son en-trée dans la vie politique. Lhomme qui, en dictant lapaix de Nickolsbourg, et presque sur le champ de ba-taille, proclama la nécessité de créer des chemins de fer,des débouchés pour le commerce, la liberté de lindustrie,nétait évidemment plus le même qui, en 1849, le 18 oc-tobre, dans la discussion sur la liberté des métiers, avaitdemandé quon limitât le nombre des apprentis danschaque profession, et que les maîtrises fussent autoriséesà prescrire la qualité et à fixer le prix des produits. Ilnappartenait plus, après son alliance avec Victor-Em-manuel, à son ancien parti qui avait envoyé un bouclieren vermeil au roi de Naples . Lhomme qui se montrait,en 1849, lantagoniste par principe de toute amnistie, de-vait arracher au roi, en 1866, dans la nuit même quiprécéda l'entrée des troupes à Berlin , le décret procla-mant la remise de tous crimes et délits politiques. Luiaccorder un esprit flexible, ouvert aux idées du progrès,cétait lui faire une concession dune portée dautant plusgrande, quon ne pouvait refuser à un homme de saperspicacité le don de prévoir la conséquence de sesSubtuifl SBombetgerS ©ef. ©djriftcn m. 27