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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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lopinion publique, et rendu impossible tout retour de laconfiance au gouvernement. M. de Bismarck ne contestapas la valeur de ces griefs, mais il sabrita derrière lesdifficultés inextricables de sa position auprès dun maîtreréfractaire aux idées modernes, entouré dinfluences ultra-aristocratiques et peu enclin, grâce à son âge avancé, àmodifier ses opinions. Il demanda que pour le momenton ne pensât quà lEtat et à la grande patrie, et ex-pliqua comment, sans se livrer à de vaines illusions, onpouvait mieux espérer de lavenir. Il ne fit aucune diffi-culté pour reconnaître que quelques-uns de ses collèguesdans le ministère méritaient dêtre écartés, et quon avaiteu tort de ne pas mieux se prêter à une entente avecla chambre au sujet des lois militaires. Que quant àlui, il aurait désiré aboutir à ces deux résultats, maisquon surfaisait son influence; quil avait à lutter avecdes obstacles insurmontables. Le roi, dit-il, ne voulaitpas entendre parler de mesures conciliantes, qui auraienteu pour effet une réduction quelconque de larmée, etcétait peine perdue que de lui demander un changementdans la composition du cabinet.

Dans cette situation il avait, disait le ministre,tout sacrifier à son grand but, poursuivi depuis huit ans.Ce but cétait lexpulsion de lAutriche , condition indis-pensable pour la formation dun État allemand. AssisterlAutriche dans la guerre dItalie aurait été un suicide,et cest dans ces termes mêmes quil dit avoir dissuadédans le temps le roi de cette résolution, qui, pendantun moment, avait eu de grandes chances dêtre adoptée.Mon plus grand triomphe, sécria-t-il plus dune fois dansces entretiens, cest davoir obtenu du roi de Prusse cettedéclaration de guerre contre lAutriche , et la convocationdun parlement allemand. Laissez lavenir faire le reste,et ne me demandez pas pourquoi je nai pu arriver à ce

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