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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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but suprême sans me mettre sur le dos la presse et leschambres. Il y a de grandes choses quon ne peut ob-tenir avec des discours et des votes. Il faut avoir cinqcent mille baïonnettes. M. de Bismarck neut pas dedifficulté à prouver à ses interlocuteurs, dans ces épan-chements pleins des aveux les plus intéressants, quils nepouvaient pas désirer le voir se retirer dans ce momentsuprême; quant à lui-même, il ne pouvait pas non plus,ajoutait-il, augmenter les difficultés de sa position enadoptant une politique radicalement différente de celledes dernières années. Je peux déposer mon portefeuille,dit-il, mais je ne peux pas du jour au lendemain avoirlair de tourner casaque, dautant plus que cela ameute-rait contre moi tout ce qui est hostile à ma grande po-litique. De telles explications, données dans le tondune loyale aménité, finirent par préparer une ententeentre le ministre et une partie notable de lopposition,qui décida de le soutenir, non après la victoire remportée,mais bien avant que le canon de Sadowa fût venu enaide à ses arguments.

Celui qui réunirait les déclarations déposées parM. de Bismarck dans des notes et des discours officiels,depuis quil est au pouvoir, y retrouverait toujours lasubstance de ces entretiens, les mêmes idées fortementserrées les unes contre les autres: volonté de régénérerlorganisation allemande, subordonnée à la nécessité dedisposer dune grande force matérielle, afin de battrelAutriche , et à côté de cette thèse, le sous-entendu reve-nant à tout propos, que le plus difficile est de gagner àcette cause lesprit du roi. Le problème était dune na-ture dautant plus délicate que le roi, honnête à sa façon,se croyait toujours dans son droit, quand il insistait surles plus grandes hérésies, en fait de légalité constitution-nelle. Il trouvait monstrueux quune opposition parlemen-