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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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était déjà déclarée que derrière le dos du premier mi-nistre, mais au su du roi, la cour négociait encore aveclAutriche . Obligé de faire face à tous les embarras decette situation, le ministre sans doute était toujours plusprompt à sacrifier les prétentions du pays que celles dela royauté; néanmoins son esprit ne fut jamais entière-ment fermé aux objections de la partie adverse. , ; Je passema vie, avait-il coutume de dire,à faire loffice de tam-pon entre le roi et les libéraux. Ce dualisme gouverne-mental nétait pas uniquement représenté par la différencede vues existant entre le roi et son premier ministre,mais encore par la divergence peut-être plus grande entrece dernier et ses principaux collègues, qui étaient desconservateurs pur sang. Cette divergence dopinions dansle sein dun même gouvernement, inadmissible ailleurs,na rien qui jure avec les traditions de la cour de Berlin .LEtat prussien est avaut tout lœuvre personnelle deFrédéric-Guillaume I er et de son fils le grand Frédéric.Tout le système porte encore aujourdhui lempreinte deces deux fortes individualités. Lun et lautre étaient lesmaîtres uniques et absolus du royaume, connaissaientseuls lensemble des affaires, veillaient même avec unecertaine jalousie à ce que les ministres nétendissent pasla connaissance des affaires au delà de leur département 1 ).A la mort de Frédéric, la gestion des finances même étaitsi éparpillée dans des bureaux différents, quon ne possé-dait aucun ensemble de la situation, et que dans le publicsétait répandu le bruit absurde que le roi avait volon-tairement détruit les comptes pour créer des embarras àson successeur. Son père navait jamais voulu permettreque les ambassadeurs étrangers vissent un ministre, et lefils suivait cet exemple. Jamais les ministres ne se-

Twesten, der preussische Beamtenstaat.