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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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mand, qui en plus dun endroit ne sauraient être acceptéssans réserve. Il faut cependant lui accorder que parmiles traits quil relève il y en a un essentiellement de sacompétence; et il eut raison de supposer que lesprit deson interlocuteur français serait particulièrement touchépar les considérations appartenant à cet ordre didées.Cette question nest autre que celle de limportance àassigner dans le développement de lAllemagne à linter-vention de lélément révolutionnaire.

En somme, cest sur ce terrain quil faut chercherlexplication pratique de tout ce qui sest accompli depuistantôt deux ans. Le premier considérant de la trans-action intervenue entre la nation et le ministre prussiendoit être censé conçu dans les termes suivants: «Attenduque, soit par tempérament, soit par habitude, pour sonbonheur ou pour son malheur, de toute façon le peupleallemand jusquà nos jours na pas fait preuve de vo-cation révolutionnaire . . . M. de Bismarck, lui, étaitbien fait pour sentir cette absence de tempérament, caril possédait cet élément qui manquait aux masses aveclesquelles il allait se mesurer. On ne peut douter uninstant quil ne soit révolutionnaire. Car on naît ré-volutionnaire comme on naît légitimiste, par la confor-mation du cerveau, tandis que le hasard seul décide siles circonstances de la vie feront du même homme unblanc ou un rouge. En entendant cet aristocrate pro-clamer à tous propos la supériorité du fait accompli, leremède du sang, du fer, du feu, nest-on pas malgré soi,forcé de penser à ces Jupiter tonnants dune autre époque,qui disaient que les révolutions ne se faisaient pas avecleau de lavande, quavec du pain et du fer on va au boutdu monde? La conscience révolutionnaire est celle quise croit en possession dun moyen héroïque pour arriverau souverain bien. M. de Bismarck un jour formulait