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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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cette conviction en disant à M. Virchow:Vuus croyezpeut-être entendre mieux que moi la politique nationale,mais je sais que moi jentends mieux que vous et quetoute la chambre ce que j'appellerai la politique politique"(diepolilische Politik). Et plus il marchait, plus il saffer-missait dans ce sentiment de sécurité. On pourrait com-parer son procédé à celui des ingénieurs qui ont construitun pont de chemin de fer à travers une rivière. Avantde lui confier le sort des voyageurs, ils y accumulent unpoids énorme plus considérable que le maximum de toutecharge que jamais les locomotives pourront y amener, etpiiis ils observent de combien de millimètres le tabliersabaisse. Ainsi M. de Bismarck avait accumulé sur lepays une charge exorbitante de mesures arbitraires, et lepays navait bougé que dans les proportions infimes dontla statique ne se préoccupe plus. La preuve était acquiseque le convoi royal et militaire pouvait passer-dessusavec armes et bagages. Dès ce moment, le choix étaitfait du procédé par lequel il était permis de savancer versle problème de lunité allemande.

Ce que M. de Bismarck dit au journaliste françaisdans lintimité du tête-à-tête, son collègue M. de Roonle jeta un jour brutalement à la face de la chambre. Undéputé ayant fait allusion à léventualité dune explosiongénérale:Je vois ici," sécria le ministre de la guerre,en se tournant vers les bancs de lopposition garnis parla grande majorité,beaucoup de figures honnêtes etsérieuses, mais point du tout de nature à me faire venircette peur;" et M. de Bismarck manquait rarementloccasion de démontrer comment, en 1848, la démocratieavait succombé faute dénergie, de savoir-faire et par saconfiance naïve dans la propagande théorique.

On sexposerait néanmoins à de grandes erreurs enjugeant trop exclusivement le degré de maturité du peuple

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