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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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licier dés efforts du voisin par lassimilation des idéesseules est une erreur profonde.

Or lAllemagne na jamais fait de révolution à elle.Elle a la gloire davoir fondé le protestantisme, déve-loppé la liberté philosophique, mais en fait daffranchisse-ment politique, elle na jamais rien produit ni de spon-tané, ni doriginal, ni de durable. Elle ne peut secomparer en cela ni à l'Angleterre, ni à lAmérique , ni à laFrance, ni à la Suisse, ni à la Hollande, ni à la Belgique . Elleest la dernière venue des nations politiques, et lannée 1866pour la première fois lui a vu faire un grand changementorganique sans impulsion du dehors. 11 est vrai quendéfinitive cette impulsion est venue den haut, non denbas, mais toujours, est il quau moins elle est venue dudedans. Au dernier rang du mouvement progressif setrouvent les peuples quand iis navancent quà force dêtrebattus. Ainsi, après la prise de Sébastopol, la Russie aeu labolition du servage; après les défaites de 1859 et de1866, lAutriche est revenue chaque fois au régime constitu-tionnel. LAllemagne autrefois vivait dans les mêmesconditions. Linvasion de la première république lavaitréveillée, Bonaparte lui avait rendu dimmenses servicesen balayant ses trois cents souverains pour nen laissersubsister quune trentaine. Depuis ce temps, lAllemagne navait trouvé quelque force de résistance que lorsquelécho des insurrections de Paris vint intimider ses princes,en 1830 et en 1848. La lutte constitutionnelle soutenueen Prusse par la chambre et le pays contre le principede la monarchie absolue, depuis 1859 jusquen 1866, offrepour la première fois le spectacle dun grand effort spon-tané, persistant, propre à développer léducation publique.Ses résultats, malgré le triomphe final de M. de Bismarck,nont pas été perdus; le parti libéral peut à bon droitsattribuer une grande partie des progrès réalisés en Aile-