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ses coryphées, étaient arrivés au poste depremiers ministres et à la renomméed’hommes d’État dons quelques gouverne-ments princiers.
Tout ce monde qui se croyait si habile etsi fort s’était donc concerté pour faire desjournées d’aoùt 1865 un chef-d’œuvre desolennité et d’éblouissement. Ce n’était àFrancfort qu’entrées pompeuses, cortèges,harangues, uniformes, carrosses, majestés,altesses, excellences, le tout arrangé demanière à évoquer le plus possible les sou-venirs des couronnements impériaux dutempsjadis. À l’honneur du public, il fautdire que la galerie fut d’une impassibilitémagnifique. En voyant tous ces seigneursescortés de leurs laquais dorés, le bour-geois ne voulut pas oublier leurs tristes