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Les Origines de la guerre mondiale d'après les publications des puissances de la Triple entente / par Karl Helfferich
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l'ambassadeur d'Angleterre à Pétersbourg , le 30 juillet, en ajoutant:»I suggested this yesterday as a possible relief to the situation,and, if it can be obtained, 1 would earnestly hope that it mightbe agreed to suspend further military preparations on all sides."(J'ai suggéré cela hier comme un soulagement possible de lasituation, et, en cas de réussite, j'aurais sérieusement l'espoir devoir une entente se produire pour suspendre de toutes partsd'autres préparatifs militaires.) (Livre bleu No. 103.)

Le projet fut transmis et recommandé par l'Allemagne auGouvernement austro-hongrois; les ambassadeurs de France etd'Angleterre en firent autant auprès du Gouvernement russe (Livrejaune No. 112). L'Autriche n'avait pas encore fait connaître saréponse, et la Russie n'avait pas encore pris position lorsque lamobilisation générale russe s'effectua. Soutenir que cette dernièremesure a été rendue nécessaire par le refus de l'Autriche-Hongrie d'accepter l'intervention des Puissances (Livre bleu No. 113) estdonc une prétention en contradiction radicale avec les faitsressortant des documents anglais et français .

Mais le jeu de la Russie avec la mobilisation générale, alorsqu'un projet de médiation anglais , encore irrésolu, occupait sonGouvernement et le Gouvernement austro-hongrois, n'est pas ici lepoint capital. I! y a autre chose de plus important: C'est l'entretiendirect, le soir même du jour qui précéda la mobilisation généralerusse, entre l'ambassadeur de Russie à Vienne , Monsieur Schébéko,et le comte Berchtold. Rappelons en passant, qu'après les difficultéssuscitées au premier projet de conférence de Sir Edward Grey,M. Sasonoff avait pris de lui-même l'initiative de pourparlers directsavec l'Autriche-Hongrie , initiative tout d'abord accueillie par un refusà Vienne (Livre bleu No. 74). Dans l'entretien du 30 juillet, lesobstacles opposés à un échange direct de vues furent écartés.D'après le rapport de l'ambassadeur français (Livre jaune No. 104),auquel l'ambassadeur de Russie communiqua sans retard le résultatde l'entretien, ainsi qu'à son collègue anglais , Monsieur Schébékoet le comte Berchtold ont longuement envisagé les redoutablesdifficultés du moment, «avec une égale bonne volonté d'yadapter des solutions réciproquement acceptables".L'ambassadeur russe expliqua que les préparatifs militaires du côté